The Voice Thief - court-métrage d'Adan Jodorowsky
- 10 oct. 2012
- 2 min de lecture
Adan Jodorowsky est le digne fils de son célèbre père Alejandro. Son premier court-métrage en tant que réalisateur "The Voice Thief" est une histoire d'amour complètement barrée, un film à l'esthétique amplifiée et à l'onirisme affiché, qui tient plus de la démence audiovisuelle que du divertissement édulcoré.
Récompensé par le Grand Prix du court-métrage du 21ème festival de Gerardmer, le film a pu compter sur une vaste équipe de jeunes passionnés, dévoués corps et âmes à la réalisation d'Adan. Notamment grâce à l'extraordinaire travail des chevaliers de Knightworks production. Et aussi au nom Jodorowsky, qui a ouvert certaines portes...
Malheureusement, je ne peux que vous donner le lien vers le teaser du film:
http://vimeo.com/57053082
Sur ce tournage j'étais 1er assistant opérateur sur RED Scarlet... puis sur RED Epic. En effet, au retour d'une pause déjeuner, j'allume la caméra restée en sécurité au studio et j'aperçois sur le touchscreen (retour vidéo et de commande de la caméra) une ligne de parasites identique à la "neige" des téléviseurs.
Par précaution, je sors le disque contenant les rushs. Bien m'en a pris puisque le problème a empiré jusqu'à ne plus rien voir du tout. Même en plissant les yeux pour accéder au menu et restaurer et rebooter le système, rien n'a changé. Pire, les rushs n'étaient plus lisibles, bien que présents en terme d'espace disque.
Résultat: il s'avère que le Pro I/O Module (dont l'intérêt est d'avoir deux entrées XLR pour le son) ajouté au "cul" de la caméra (excusez l'expression) n'était pas tout à fait compatible avec le firmware du moment. RVZ, très bon loueur au demeurant, est venu illico avec... une RED Epic! Moi qui ne connaissais que la Scarlet, j'ai pu faire mes premières armes avec sa grande soeur l'Epic. Ô joie! Quant aux rushs, il a fallu à peine une heure à un copain informaticien pour recréer la table des matières permettant de lire les rushs.
Juste un dernier point important il me semble: ce que j'ai fait (parce qu'on me l'a appris) au moment de découvrir l'ampleur les dégâts, c'est de garder mon calme et de prévenir seulement le chef opérateur. Ensemble nous sommes discrètement allés voir un des producteurs et la directrice de production. Nous avons géré la crise en alertant personne d'autre tant que les choses ne se précisaient pas, ce qui nous a permis d'avoir un temps d'avance du début à la fin et d'éviter une crise de panique sur un plateau de quarante personnes... So, keep calm and think!
Au passage, j'en profite pour saluer le travail d'un chef op aussi doué que sympathique: Alexis Zabe.





































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